L’erreur comme apprentissage

L’erreur comme apprentissage

Se rappeler que les erreurs sont  partie intégrante du processus d’apprentissage c’est revenir à une vision juste des choses.

Personne n’a appris à marcher sans, au préalable, être tombé.

Nous ne pourrons jamais  prétendre exceller dans un domaine sans passer par l’apprentissage que nous procurent nos erreurs.

Apprendre de ses erreurs est essentiel, voir fondamental!

Cela nous invite à être beaucoup plus indulgent avec nous-mêmes.

Cela nous apprend à appréhender l’expérience vécue comme une opportunité d’apprentissage et non comme une source de menace.

Nous vivons dans une société où la performance est mise en avant de manière démesurée. On nous apprend très tôt à chercher le meilleur en terme de résultat. Cela, en fustigeant les erreurs commises!

L’enjeu est, ici, d’apprendre de nos erreurs et non d’amplifier celles-ci pour nourrir négativement  notre estime de nous-mêmes;

L’enfance une période cruciale pour apprendre de ses erreurs!

Cet apprentissage peut se faire à n’importe quel âge. Cependant, c’est dans l’enfance que les enjeux sont les plus sérieux. C’est à ce moment que les parents ont, indéniablement, un rôle à jouer: celui d’accompagner leurs enfants, de leur permettre d’apprendre de toutes les expériences qu’ils rencontrent et vivent. Cet apprentissage favorisera la confiance en lui de l’enfant et  lui permettra, avec le temps, de pouvoir aborder les choses avec sérénité et positivement.

J’aime cette citation qui dit :

«  Il est plus facile de construire un enfant fort que de réparer un adulte brisé. Soyez conscients de vos mots et de vos actes et de leurs conséquences »

Pour que les parents arrivent à réaliser cet accompagnement il faudrait qu’eux-mêmes développent une distance critique vis à vis de  certaines habitudes néfastes reçues lors de leur enfance. Il faut, dans une certaine mesure, pouvoir se reprogrammer positivement en changeant la perception sur  les erreurs. Il est, ici, fondamental de comprendre que pour que ces changements deviennent effectifs une modification de la manière de parler est nécessaire.

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Faire cet effort sur soi de casser la chaine de certaines habitudes aura comme conséquence de mieux  s’ accompagner soi-même et, par extension, les autres.

Ce que je vous  propose, par exemple, c’ est de remplacer l’utilisation du terme « erreur » par « opportunité d’apprentissage » et celui de « problème » par quelle serait la « solution » .

Quand un de nos enfants commet, ce que nous considérons comme une erreur, c’est à nous de voir dans ce moment une opportunité d’apprentissage. La meilleure chose étant d’éviter de l’accabler. Vous aurez, par contre, tout à gagner en lui apprenant à se poser les bonnes questions afin de retirer le maximum d’enseignement des situations rencontrées.

Un exemple de réussite :

Un scientifique de renom répond à la question d’un journaliste sur le pourquoi d’autant de réussites à son actif par rapport à d’autres?

Il répondit que cela provenait d’une leçon que sa mère lui avait apprise lorsqu’il avait deux ans. Il avait essayé de prendre une bouteille de lait dans le réfrigérateur mais elle lui avait échappée des mains, et tout le contenu s’était déversé sur le plancher de la cuisine. Plutôt que de le gronder, sa mère lui avait dit: « quels merveilleux dégâts! J’ai rarement vu une telle mare de lait de toute ma vie. Eh bien, le dommage est déjà fait. Veux-tu jouer un peu dans le lait avant que nous nettoyions ensemble le plancher? »…

Le scientifique souligna que c’est à ce moment-là qu’il avait appris à ne pas craindre de faire des erreurs. Il s’était plutôt rendu compte que les erreurs étaient des occasions privilégiées d’apprendre quelques chose de nouveau, ce qui est, après tout, la définition même de toute expérience scientifique. » tiré d’un excellent ouvrage de Jack Canfield Le Succès selon Jack pp. 161-162

Conclusion

Nous sommes invités à  privilégier le processus au résultat. Ne voir les choses qu’en terme  de résultat entrave le bon apprentissage. On sera, dès lors, moins tolérant face aux fautes commises.

Faire cet effort sur soi pour dépasser cette vision contreproductive sera nécessaire pour oser le changement.

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